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21·12 - Radicalités : comment aller plus loin?

L'année 2019 marque assurément une rupture dans l'expression de l'urgence écologique et de sa prise de conscience.


Conséquence du piétinement, voire des reculades de la communauté internationale sur la question climatique, de nouvelles formes de discours, d'actions et d'engagements ont émergé à une échelle inédite jusqu'ici. Les plus massives ont été les grandes manifestations populaires et les grèves du climat des étudiant·e·s. D'autres, plus marginales mais non moins médiatisées, ont misé sur des actes de désobéissance civile, vite cataloguées de déviances radicales.


Pique-nique à Lausanne organisé par Extinction Rebellion en avril 2019 © Le courrier


Fourre-tout qui met dans un même panier les utopistes, les intégristes, les extrémistes et évidemment les terroristes, la radicalité est un épouvantail idéal pour tuer le débat. Lire à ce sujet le dossier sur la radicalité paru dans la revue Socialter (juillet 2019).


L'émergence de mouvements radicaux en temps de crise est une constante dans l'histoire humaine, et accompagne certainement la transformation inévitable des modèles de société. Dans la mouvance écologique, les positions radicales ne sont d'ailleurs pas inédites. Avant Extinction Rebellion qui focalise aujourd'hui l'attention, les partisans de la décroissance, de la collaposologie, du néo-malthusianisme (dénatalité), de la deep ecology ou les anti-nucléaires ont occupé le terrain des idées et le terrain tout court. Avec parfois des résultats concrets à la clé. Ils posent toujours la question du «comment aller plus loin?» quand les méthodes douces échouent.


Du côté de la désobéissance civile, la tenue de procès sur les actions de ces derniers mois oblige à ouvrir largement le débat. C'est précisément ce que propose l'association Artisans de la transition à Lausanne le 7 janvier prochain, avec deux tables rondes autour du procès des jeunes qui ont singé une partie de tennis de Roger Federer dans les locaux de Credit Suisse pour dénoncer ses investissements dans l’industrie des énergies fossiles.


Demain vous parle de «Rien du tout»!

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